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Bonus malus assurance calcul : comment décrypter votre tarif auto en 2026

Bonus malus assurance calcul : comment décrypter votre tarif auto en 2026

Je ne sais pas vous, mais la première fois que j’ai vu mon tarif d’assurance auto augmenter alors que j’avais l’impression de « bien conduire », j’ai eu envie d’envoyer un mail en CAPS LOCK à mon assureur. Et puis j’ai découvert le fameux système de bonus-malus… et surtout comment il était calculé.

Si vous aussi vous avez l’impression que votre tarif sort d’un chapeau magique, on va remettre un peu d’ordre là-dedans. Spoiler : ce n’est pas (que) de la sorcellerie, il y a une vraie logique derrière. En 2026, avec des primes qui augmentent, des voitures bourrées d’électronique et des jeunes conducteurs qui galèrent, comprendre son bonus-malus, c’est un peu la base pour ne pas surpayer son assurance auto.

Le bonus-malus, c’est quoi exactement ?

Le bonus-malus, c’est un système de « récompense / sanction » qui s’applique à votre assurance auto, et plus précisément à la garantie responsabilité civile (le minimum obligatoire). Il ne dépend pas (directement) de votre voiture, mais de votre comportement assuré : vos sinistres responsables, ou non.

Chaque conducteur a un coefficient, qu’on appelle CRM (coefficient de réduction-majoration). Ce coefficient va :

  • faire baisser votre prime : c’est le bonus ;
  • ou l’augmenter : c’est le malus.

En France, le système est encadré par la loi, donc toutes les compagnies utilisent la même base de calcul. Là où elles peuvent jouer, c’est sur :

  • la prime de départ (la « prime de référence ») ;
  • leurs petites options maison (franchise, garanties, etc.) ;
  • leur politique commerciale (remises, packs, etc.).

Mais le pourcentage de bonus ou de malus, lui, suit des règles communes à tout le monde.

Les bases du calcul : comment naît votre bonus-malus ?

On commence tous avec le même point de départ. Le coefficient initial est de :

1,00 (ou 100 %).

Ça veut dire que si votre assureur a décidé que la prime de référence pour votre profil était de 600 €, vous paierez 600 € avec un coefficient de 1,00.

Ensuite, chaque année, votre coefficient évolue en fonction de vos sinistres :

  • Vous n’avez aucun accident responsable : votre coefficient est multiplié par 0,95 (soit 5 % de bonus).
  • Vous avez un accident totalement responsable : votre coefficient est multiplié par 1,25 (soit 25 % de malus).
  • Vous avez un accident partiellement responsable : votre coefficient est multiplié par 1,125 (12,5 % de malus).

Le coefficient est plafonné :

  • au minimum à 0,50 (soit 50 % de réduction maximale) ;
  • au maximum à 3,50 (soit +250 % par rapport à la prime de base).

Et oui, on peut vraiment monter très haut si on collectionne les sinistres…

Bonus-malus 2026 : ce qui ne change pas (et ce qui change autour)

Le mécanisme du bonus-malus en lui-même n’a pas été révolutionné en 2026. Les pourcentages sont toujours les mêmes. En revanche, ce qui bouge beaucoup, ce sont :

  • les primes de base, souvent revues à la hausse à cause de l’augmentation du coût des réparations ;
  • les profils jugés « à risque » (jeunes conducteurs, conducteurs malussés, voitures puissantes, véhicules électriques très équipés…)
  • les politiques commerciales des assureurs (plus de télématique, d’options « pay how you drive », etc.).

Résultat : même avec un bon bonus, on peut parfois voir sa prime augmenter d’une année sur l’autre. Et ce n’est pas forcément à cause de vous, mais du contexte global (inflation, prix des pièces, hausse des sinistres, catastrophes naturelles, etc.).

C’est pour ça qu’il est utile de savoir faire le calcul vous-même, histoire de distinguer :

  • ce qui vient de votre conduite / historique ;
  • et ce qui vient de la politique tarifaire de l’assureur.

Comment calculer votre bonus-malus pas à pas

Respirez, on sort les chiffres, mais ça reste ultra logique.

Vous avez besoin de deux infos :

  • votre coefficient actuel (il est indiqué sur votre avis d’échéance ou votre contrat) ;
  • le nombre et le type de sinistres responsables sur les 12 derniers mois (totaux ou partiels).

Ensuite :

1. Aucune responsabilité dans un sinistre sur l’année écoulée

Votre nouveau coefficient = ancien coefficient × 0,95 (tant qu’il est au-dessus de 0,50).

Exemple :

  • Coefficient au 1er janvier 2025 : 0,76 ;
  • Aucun accident responsable sur 2025 ;
  • Au 1er janvier 2026 : 0,76 × 0,95 = 0,722 → arrondi à 0,72.

2. Un accident totalement responsable

Nouveau coefficient = ancien coefficient × 1,25.

Exemple :

  • Coefficient 2025 : 0,72 ;
  • Un accident responsable en juin 2025 ;
  • Au 1er janvier 2026 : 0,72 × 1,25 = 0,90.

3. Un accident partiellement responsable

Nouveau coefficient = ancien coefficient × 1,125.

Exemple :

  • Coefficient 2025 : 0,90 ;
  • Un accident avec torts partagés ;
  • Au 1er janvier 2026 : 0,90 × 1,125 = 1,0125 → arrondi à 1,01.

Si vous cumulez plusieurs sinistres sur une même année, on applique les majorations les unes après les autres. Oui, ça pique.

Comment ce coefficient se transforme en tarif concret

C’est là que ça devient intéressant pour votre portefeuille.

Le calcul général est :

Prime annuelle = Prime de référence × Coefficient bonus-malus

Puis l’assureur ajoute/soustrait encore des choses :

  • des remises ou offres commerciales ;
  • des surprimes (jeune conducteur, usage professionnel, etc.) ;
  • des taxes obligatoires.

Petit scénario pour se situer :

Imaginez :

  • Prime de référence : 700 € ;
  • Coefficient : 0,64 ;
  • Vous n’êtes pas jeune conducteur, ni malussé, rien de spécial.

700 × 0,64 = 448 €.

L’assureur ajoute ensuite les taxes + éventuellement une petite réduction de fidélité, et vous obtenez votre tarif final.

Maintenant, même situation, mais avec un malus :

  • Prime de référence : 700 € ;
  • Coefficient : 1,25 (un sinistre entièrement responsable l’an dernier).

700 × 1,25 = 875 €.

On comprend vite pourquoi une petite aile froissée peut coûter cher…

Bonus : combien d’années pour atteindre le maximum ?

La question qu’on me pose souvent : « Ça prend combien de temps pour atteindre 50 % de bonus ? »

Si tout se passe bien, il faut :

  • 13 années de conduite sans sinistre responsable pour passer de 1,00 à 0,50.

Et une fois le 0,50 atteint, bonne nouvelle : vous ne pouvez pas descendre plus bas. Même si vous continuez à rouler sans sinistre, vous restez à 0,50. Vous avez atteint le graal.

Autre info utile : au bout de 3 ans sans sinistre, après avoir eu un malus, votre coefficient revient automatiquement à 1,00. C’est la « rédemption automatique » du conducteur repentant.

Jeune conducteur en 2026 : double peine ou pas ?

Si vous êtes jeune conducteur (ou parent d’un jeune conducteur, courage), vous cumulez deux choses :

  • un coefficient bonus-malus de départ à 1,00 ;
  • une surprime jeune conducteur ajoutée par l’assureur.

Cette surprime diminue avec l’expérience sans accident, mais en 2026, beaucoup d’assureurs restent très prudents sur ce profil. D’où des tarifs parfois hallucinants… même sans malus.

Quelques pistes pour limiter la casse :

  • être conducteur secondaire sur le contrat des parents (si possible, et en restant honnête, bien sûr) ;
  • opter pour une voiture moins puissante et moins chère à réparer ;
  • éviter le « tous risques » au tout début si la valeur de la voiture ne le justifie pas.

Un jeune conducteur peut très vite se retrouver avec un malus après un premier accident. En 2026, avec des pièces plus chères, la moindre réparation peut compter comme un gros sinistre. Moralité : les premières années, on double la prudence… et on triple les distances de sécurité.

Changer d’assurance en 2026 : que devient votre bonus-malus ?

Bonne nouvelle : votre bonus-malus vous suit.

Quand vous changez d’assurance, votre nouvel assureur récupère votre historique de sinistres et votre coefficient (via un relevé d’informations). Impossible de « repartir à zéro » en changeant simplement de compagnie, que l’on soit très bon… ou très mauvais élève.

En revanche, ce qui change d’un assureur à l’autre, c’est :

  • la prime de référence (et donc le prix final, même avec le même coefficient) ;
  • la façon dont ils évaluent votre profil global (kilométrage, lieu de stationnement, usage pro/perso, etc.).

En 2026, avec la loi Hamon et tout ce qui facilite la résiliation, il est devenu assez simple de :

  • faire des comparatifs en ligne ;
  • changer d’assureur à l’issue de la première année de contrat ;
  • réduire sa prime sans sacrifier les garanties.

Juste un conseil : ne regardez pas que le prix, mais aussi :

  • les franchises (ce qu’il reste à votre charge en cas de sinistre) ;
  • les exclusions de garantie ;
  • les services d’assistance (dépannage, prêt de véhicule, etc.).

Les sinistres qui n’impactent pas votre bonus-malus

Bonne surprise : tout ne joue pas contre vous.

Certains sinistres n’entraînent aucun malus, par exemple :

  • un accident où vous êtes reconnu non responsable ;
  • un bris de glace (pare-brise, vitre, etc., selon votre contrat) ;
  • un vol, un incendie, une catastrophe naturelle, si vous êtes bien couvert.

Attention cependant : même sans malus, certains assureurs peuvent décider d’ajuster leur prime si vous multipliez les petits sinistres « neutres ». Ce n’est pas le bonus-malus qui bouge, mais la prime de référence, côté assureur.

Traduction : le bonus-malus reste un indicateur, mais votre assureur regarde aussi votre profil global. Un peu comme un bulletin scolaire : la moyenne compte, mais les appréciations aussi.

Astuce pratique : vérifier si votre augmentation est logique

Petit rituel que je vous conseille chaque année (avec un thé ou un café, histoire de rester calme) :

  • regardez votre coefficient actuel sur votre avis d’échéance ;
  • recalculez votre nouveau coefficient en fonction de vos sinistres de l’année ;
  • comparez l’ancienne prime et la nouvelle.

Si :

  • votre coefficient a baissé (bonus) ;
  • mais votre prime augmente quand même fortement,

vous savez que ce n’est pas votre conduite qui est en cause, mais :

  • une hausse de la prime de base ;
  • un changement de politique tarifaire ;
  • ou éventuellement une modification des garanties.

C’est souvent le bon moment pour :

  • appeler votre assureur et négocier ;
  • ou faire un petit tour des concurrents.

Assurance auto « nouvelle génération » : bonus-malus et conduite connectée

En 2026, de plus en plus d’assureurs proposent des offres basées sur la conduite connectée : une application ou un boîtier analyse vos trajets (freinages brusques, accélérations, heures de conduite, etc.).

Ces programmes ne remplacent pas encore le bonus-malus légal, mais ils peuvent :

  • offrir des réductions supplémentaires si vous adoptez une conduite réputée « vertueuse » ;
  • ou à l’inverse, limiter les ristournes si vous êtes plutôt team Fast & Furious.

Si vous êtes du genre conducteur ultra zen, ça peut valoir le coup de regarder ces offres. Mais lisez bien les conditions : qui a accès aux données ? Comment sont-elles utilisées ? Y a-t-il un engagement dans le temps ?

En résumé : reprendre le contrôle sur son tarif auto en 2026

Comprendre le bonus-malus, ce n’est pas seulement pour les fans de tableaux Excel (promis). C’est surtout :

  • savoir si votre augmentation est vraiment justifiée ;
  • ne plus avoir peur d’ouvrir votre avis d’échéance ;
  • pouvoir négocier ou changer d’assureur en connaissance de cause.

En 2026, avec des primes globalement à la hausse, chaque pourcentage de bonus compte. Votre coefficient, ce n’est pas juste un chiffre au hasard : c’est la traduction chiffrée de votre historique d’assuré.

La prochaine fois que vous verrez écrit « Coefficient de réduction-majoration : 0,68 » sur votre contrat, vous saurez exactement ce que ça veut dire, combien de temps il vous a fallu pour y arriver… et surtout combien il vous fait économiser.

Et ça, avouez, c’est un peu plus satisfaisant que de signer en fermant les yeux.